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Descente à la mer

L'escalier est avec la mare, l'emblème majeur des photos et cartes postales du Sotteville du siècle passé.

Taillé à même la craie en 1890, il permettait aux pêcheurs de descendre à la mer. Ils y avaient installé leurs cabanes creusées dans la falaise tout au long de ses 231 marches.

Construit d'abord en bois, il fut aménagé au début du siècle avec des rails, pour remonter dans des wagonnets les galets de la grève qui servaient à la fabrication de poudre d'émeri pour les abrasifs, ainsi qu'à la construction des maisons. Les chevaux et les mulets assuraient la traction de la charge, et cette petite industrie assurait du travail à quelques ouvriers du village.

Entre les deux guerres, les estivants et les quelques touristes qui visitaient le village, l'empruntaient pour descendre à la plage. Pendant l'occupation, il fut miné puis dynamité, pour couper toute possibilité d'accès en venant de la mer.

Reconstruit en 1954, il a retrouv√© d√®s lors son r√īle d'attraction communale.

 

La mer

Bleue ainsi que le ciel libéré des nuages,
Verte le lendemain, le soleil disparu,
Partagée en éclairs argentés, répandus,
Nous pensons la voir vivre, étonnés sur la plage...

... Ou bien, de la falaise, assommés par l'orage,
Subjugués par l'ampleur du spectacle aperçu,
Par le flot soulev√©, aussit√īt abattu,
Nous l'écoutons mugir, ainsi qu'un monstre en rage...

... Brutale ou caressante elle prend le regard,
Amicale ou tra√ģtresse elle glisse et repart,
Splendide en son mystère, indolente et charmeuse...

 

Les falaises

Celles de SOTTEVILLE-sur-MER, ne sont pas les plus hautes de la C√īte d'Opale mais elles offrent l'un des plus beaux points de vue du rivage, tr√®s loin vers l'Est, au del√† de DIEPPE, et dans la direction de l'Ouest, on d√©couvre la pointe de SAINT-VALERY-EN-CAUX et de son port.

Les falaises sont crayeuses. Elles sont formées de marne argileuse entrecoupée de bancs de silex horizontaux et de blocs de grès qui, en se détachant des falaises, constituent des brisants que la mer laisse à découvert en se retirant.

La grève de la mer est couverte de galets, arrondis par le frottement continuel du flux et du reflux des eaux.
Des bancs de sable sont amoncelés au pied des falaises.
Dans les éboulis des falaises, on trouve des fossiles qui caractérisent la constitution géologique de la craie blanche.
On découvre aussi dans la mer des pyrites martiales (sulfure de fer) qui se sont détachées des falaises et que la croyance populaire désigne sous le nom de "pierres tombées du ciel".

 

La Chapelle du Val

Nul amateur d'art ne doit omettre une visite à la chapelle du Val, isolée en pleine campagne le long de la route de Rouen, à quelque distance du carrefour que forment la R.N. 25 et la D. 142.

L'édifice est le seul vestige subsistant d'une ancienne léproserie établie au XIIe siècle et à laquelle on accédait par le chemin encore appelé sentier des Lépreux. Jusqu'à la Révolution, l'abbé de Fécamp nommait le titulaire ou prieur de ce bénéfice. L'un d'eux fut l'historien rouennais François FARIN (vers 1605-1675), clerc matriculier (prêtre habitué, dirions-nous) de Saint-Godard, et auteur d'une Normandie Chrétienne (1660) et surtout d'une célèbre Histoire de la ville de ROUEN (1668).

Tr√®s remani√©e depuis sa fondation, la chapelle √† nef unique, coiff√©e d'un petit clocheton et couverte de tuiles, se prolonge par un choeur en l√©ger retrait. Elle s'ach√®ve par un mur plat surmont√© d'un pignon que percent deux √©troites lancettes et une baie en tiers-point bouch√©e au si√®cle dernier. Au-dessous se discerne encore la trace de deux autres lancettes. Le mur de chevet est en silex √† cha√ģnage d'angle de tuf, mais le pignon est en calcaire. Par endroits, on distingue l'enduit d'une ancienne litre et des "cupulus", petits trous creus√©s par les p√®lerins.

Les murs lat√©raux du choeur, en silex brut, sont ajour√©s de chaque c√īt√© par une fen√™tre en plein cintre biseaut√© (XVIIe si√®cle).

Quant à la nef, le mur de droite, en tuf, grès et silex, est percé de deux lancettes et d'une grande baie moulurée (XVIe siècle) ; dans celui de gauche, aux lits de silex taillé et de grès, on remarque deux lancettes et une porte au linteau monolithe en anse de panier.

Précédée d'un porche en silex, la façade est en grès. mais le sommet du pignon est en calcaire. Des trois arcades de jadis, deux ont été murées et la troisième sert d'entrée.

A l'intérieur (véritable musée hagiographique) se succèdent dans la nef: à droite J Saint Antoine ermite et son inséparable compagnon (XVIe siècle), un Christ (pierre polychromée : XIII-XIVe siècles), près duquel s'amorce un arc attestant une construction antérieure; à gauche, Sainte Wilgeforte (XVIe siècle), l'une des plus admirables représentations de cette bienheureuse légendaire, Saint Jacques (XVIe siècle), Saint Méen, Sainte Agathe J dont un bourreau enserre le sein d'une grosse pince, Notre-Dame du Val (pierre polychromée : XVIe siècle), qui tient un bouquet, tandis que son Enfant porte un oiseau dans la main gauche et une grappe dans la main droite.

Apr√®s l'arc triomphal lisse, voici, dans le choeur, du c√īt√© de l'√©p√ģtre, Saint Clair, √©v√™que d'Orange, d√©capit√©, son chef entre les mains (fin du XVIe si√®cle).

L'autel, surtout retiendra notre attention. Moins la Nativité, très effacée aujourd'hui, qui ornait l'antependium, que le retable en chêne, chef-d'oeuvre très pur du XVIIe siècle. Il encadre une Vierge magnifique d'une dignité toute royale et dont l'Enfant esquisse un geste impérieux. Deux anges et des angelots de même époque forment la cour de la Reine des Cieux.
"études normandes par Joseph Daoust. Docteur es lettres"
Relevé trimestriel du 1er trimestre 1969

Mise à jour 1993 :
la statue de Saint Méen a malheureusement été volée. Quant aux autres statues décrites plus haut ainsi que le retable, ils ne sont plus dans la Chapelle du Val mais déposés dans les ateliers LEGRAND à Rouen pour restauration et gardiennage.

 

La légende de la chapelle

En ce temps-là, le pays de Caux était une immense forêt, qu'on appelait la forêt d'Arelanum.
La grande plaine d'aujourd'hui, si riche et si bien cultiv√©e, avec ses fermes √©parses, ses clochers dans les villages, la grande plaine √©tait couverte d'arbres o√Ļ dominaient les ch√™nes.
Quelques clairi√®res laissaient passer le soleil mais partout ailleurs, ce n'√©taient que fourr√©s imp√©n√©trables o√Ļ vivaient les b√™tes sans nombre.
La forêt s'étendait jusqu'à la mer. Seules, quelques valleuses formées par les ruisseaux et les rivières, donnaient asiles à des familles de pêcheurs.
Il restait bien encore, de place en place, des villas Gallo-Romaines, mais les halliers et les ronces les recouvraient presque entièrement : ce n'étaient plus que ruines.
Les Barbares étaient passés par là.
Les Normands à leur tour, après un siècle de dévastations et de pillages, étaient venus s'installer dans le pays.

En 918, un Normand, compagnon d'armes de Rollon, possédait toutes les terres qui s'étendaient très loin aux environs de Veules. C'était sa part de conquête, son domaine. Ses journées se passaient en grande partie à chasser. A travers la grande forêt giboyeuse, il poursuivait les cerfs, les sangliers et les loups. Sa trompe, faite d'une corne immense, résonnait sous les chênes : ses chiens hurlaient dans les profondeurs. A la fin du jour, il rapportait en travers de son cheval, fatigué comme lui, quelque beau chevreuil percé de flèches ou éventré d'un coup d'épieu. C'était son repas du soir, qu'il prolongeait longtemps.

Une belle matin√©e d'√©t√©, le chasseur, en qu√™te d'une proie nouvelle, s'enfonce comme d'habitude sous le couvert des bois. Il fait tr√®s chaud, le jour est magnifique. Les chiens lanc√©s √† la poursuite d'un cerf, qui les entra√ģne, s'en vont toujours plus loin dans la for√™t. Cela dure des heures. Le grand cerf court toujours. Le chasseur, un peu las, s'allonge au pied d'un √©norme ch√™ne. L'homme a soif. Il se remet en selle et cherche une source. Longs d√©tours. Il s'√©gare, et las d'errer sous les profondeurs myst√©rieuses, il se retrouve au pied du ch√™ne.

L'arbre porte, entaillée profondément dans son écorce, l'image d'une croix. Le signe est gravé depuis longtemps car les saisons ont formé autour un gros bourrelet de sève. Ce signe le fait réfléchir. Il se souvient de son baptême dans la ville de Rouen, du baptême de Rollon: il revoit Franques, l'archevêque majestueux dans son église, toutes les grandes cérémonies dominées par la croix, avec les chants, les processions, les bannières... Et puis, il y a la solitude et le silence.
Enfin, las de chaleur, il s'endort sur la mousse.

Un orage √©clate et r√©veille notre homme. Aux coups du tonnerre se joint le ronflement de la for√™t : toutes les cimes tordues par les rafales font un long bruit de houle comme les flots de la Mer. Le chasseur, les v√™tements tremp√©s, se rel√®ve et, comme pour chercher une protection, se met contre le ch√™ne. Son cheval hennit de terreur. A la lueur du feu c√©leste, dans l'obscurit√© de l'orage, il le voit trembler sur ses quatre membres, et bient√īt, dans un nouveau flamboiement, la pauvre b√™te, foudroy√©e, tombe sur le sol.
Malgr√© son courage et sa bravoure le Normand a peur. Sa main rencontre le signe creus√© dans l'√©corce; il tressaille et retire sa main. Il tremble et est √©bloui par les √©clairs. L'orage redouble de violence, le ciel se d√©cha√ģne, la for√™t g√©mit et hurle sous les projectiles du ciel.
Le chasseur croyant sa derni√®re heure venue, s'agenouille devant la croix et prie le Dieu des chr√©tiens. Il ne sait point les phrases latines, mais il supplie de toute son √Ęme, de toutes ses forces, comme savent le faire tous ceux qui ont peur. . .
Il fait voeu d'élever une chapelle à la gloire de Notre Dame la Vierge si elle veut bien lui sauver la vie et lui montrer son chemin.

Tout à coup l' orage se calme et s'éloigne vers la mer. Le Normand se relève et, tout seul, à pied sous les arbres, il cherche sa route. A la lueur des derniers éclairs, il retrouve le chemin de Veules.

Il fit b√Ętir la Chapelle. On l'a consacr√©e √† la Vierge de Bonsecours : C'est la Chapelle du Val.

 

La mare

Elle appartenait jusqu'en 1850, à Mr BELLEST, propriétaire de la ferme et il en fit don à la commune à cette date.
Elle est restée dans le souvenir des gens du pays comme l'un des emblèmes du Sotteville du 19ème Siècle.

Elle fut comblée en 1958 pour constituer la place actuelle, mais beaucoup de " vieux " Sottevillais gardent encore la nostalgie de leur mare.

Avant son comblement, elle a plusieurs fois changé d'aspect au fur et à mesure des aménagements qu'imposait la modernisation, mais sans perdre sa vocation première : être le point de ravitaillement en eau.

Beaucoup de promeneurs et de sottevillais regrettent sa disparition ...

 

L'église Notre-Dame

Sa construction remonte au siècle de Saint-Louis, et elle fut consacrée en 1252. Le vieux clocher est toujours debout, mais le reste de l'édifice a été refait au 16 ème siècle, en utilisant le matériau local : le grés.

Le cimeti√®re est entour√© de murs. Le visiteur remarquera le Calvaire pos√© sur une base polygonale, appuy√©e sur un double degr√©, o√Ļ se lit l'inscription ADORAMUS TE CHRISTE et o√Ļ s'√©l√®ve le f√Ľt supportant une croix surmont√©e d'un p√©lican.
Les randonneurs connaissent bien cette pièce médiévale.

Hormis quelques vitraux d'inspiration plut√īt moderne, √† l'int√©rieur on remarquera les piliers supportant une partie de la nef. Ils sont sculpt√©s de motifs souvent rencontr√©s dans la r√©gion, une t√™te, une √©toile de mer, des personnages barbus, une fleur, une guirlande de fleurs, le Christ en Croix, le monogramme JHS et les instruments de la passion. Une coquille Saint-Jacques rappelle que le chemin de Compostelle passait non loin de l√†.

On remarque une jolie statue de bois datant de la fin du 16ème siècle et début 17ème, le Saint-Michel du 17ème et une bienheureuse du 16ème.
La tour centrale repose sur de grosses piles carr√©es √† simple imposte d'o√Ļ partent des arcs bris√©s et simplement chanfrein√©s.

Sur les piliers apparaissent encore les vestiges d'une litre funéraire peinte lors du décès de Jacques Eudes, seigneur de Catteville et de Sotteville, capitaine général de la capitainerie de Saint-Aubin.

Endommag√©e plusieurs fois au cours des si√®cles, surtout lors de la d√©b√Ęcle de 1940 elle a pu √™tre restaur√©e et conserver √† la fois son aspect du 16√®me si√®cle et quelques oeuvres d'art int√©rieures.

De l'autre c√īt√© de la rue se tient l'ancien Presbyt√®re, habit√© par un pr√™tre jusqu'en 1960, et depuis lou√© √† un habitant du village.


Les vitraux

Au bas du collat√©ral sud, outre l'autel, deux splendides verri√®res dont les coloris sont plut√īt extraordinaires. Elles sont l'oeuvre de R. Henderycksen.
L'une des verrières montre un déporté, un prisonnier et un soldat défaillant soutenu par un camarade.
L'autre nous montre Saint-François d'Assise (1182/1228) prêchant aux poissons.

La nef septentrionale présente, au revers de la façade, un vitrail, lui aussi de Henderycksen, figurant l'aparition de Notre-Dame de Lourdes à Bernadette.

Enfin, on retrouve dans cette église un vitrail contemporain splendide représentant un "arbre de vie". Il a pris racine le 4 décembre 2004 dans la pierre de grès séculaire de l'église Notre-Dame du Carmel.
Ce vitrail a √©t√© r√©alis√© par Patrice Bovin, ma√ģtre verrier.

 

La Place

Au début du Siècle, la route de FECAMP serpentait à travers le village, en longeant le bord de la mare et la boulangerie.

On proc√©da √† l'alignement des maisons par une coupe en bordure de la route actuelle pour lui donner son trac√© d√©finitif, mais il fallut pour cela d√©molir un b√Ętiment qui abritait une √©picerie.

Sur la Grand'Place de l'Eglise
Paysannes et Paysans
se racontaient des histoires...
balivernes et faits notoires
et ceci... et cela...
ah!... ah!... ah!...
et la cloche sonne
Midi carillonne...
" L'Angélus " les invite au retour
à la maison.

 

Pêcher à Sotteville-sur-Mer

La mer procurait des ressources pécuniaires aux habitants qui se livraient spécialement à la pêche du Palémon, grosse crevette vulgairement appelée salicoque ou bouquet et du poisson de rivage.

.. Aujourd'hui, la pêche est une distraction. Elle constitue un agrément pour les baigneurs qui fréquentent notre coquet village pendant la saison estivale.

La pêche du poisson et des crustacés peut se faire à l'aide de différentes sortes de filets ( pousseux, havenet, balance ). On pêche la limande, la sole, le carrelet, la morue, le bar, le mulet, la dorade, la gade, le congre, etc.

Parmi les crustacés comestibles qui habitent le rivage de la mer et que l'on pêche communément, on peut citer : le crabe, le homard, le bernard-l'ermite, la crevette grise ou rose.

A marée basse on récolte, attachés dans les anfractuosités des rochers, sur les pierres, les mollusques suivants: le bulot, le murex ou vigne, le vignot, la patelle et la moule.

 

Les chemins de randonnées au départ de Sotteville-sur-Mer

Différentes boucles de randonnées sont possibles au départ du village par des chemins balisés, boucle de 7 km et qui peuvent s'étendre à plus de 20 km, à pied, à VTT, à cheval.

Des cartes de randonn√©es sont √† vendre dans les offices du tourisme du Plateau du Caux Maritime au prix de 2€.(elle est gratuite pour les habitants des communes)

 

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